LA BELLE EN QUÊTE D'UNE PEAU LISSE



























Dans l'intrigue qui suit, je vous recommande une attention toute
particulière lors de la lecture, sans quoi vous pourriez bien la recommencer.




14.15 heures, dans un quartier peu fréquentable, notre sympathique petit lieutenant colle
un procès-verbal à un automobiliste en mal de stationnement. En fait notre charmant inspecteur
Hombot, puisque c'est comme cela qu'on l'appelle, se trouvait là pour les besoins d'une enquête.
Comme d'habitude, il ne fallait surtout pas l'embêter pendant son travail.
Avec lui, le moindre indice pourrait s'avérer être d'une importance primordiale pour
L'avancement efficace et rapide à résoudre cette énigme. Mais il lui en faudrait un peu plus pour
éclairer cette affaire. Notre fin limier (tous ses collègues le disent), à ce stade de l'enquête, n'avait
rassemblé que quelques idées dans sa ‘petite tête’. A vrai dire, il n'avait, et c'est bien dommage,
pas beaucoup de chance puisqu'il ne disposait que de deux grands cadavres à l'état squelettique,
et aucun témoin en support qui lui aurait rendu service. Vraiment rien à se mettre sous la dent,
et, en plus, il ne supportait pas ces odeurs nauséabondes qui le rendait quelque peu malade.
Vous très chers amis lecteurs, oui vous qui lisez ce texte allez être drôlement surpris !
Un premier indice valable pourtant (il jubilait le lieutenant), montre qu'il s'agit bien d'immenses os
de vaches, vaches probablement abandonnées là par des personnes pratiquant les courses
landaises. Ces monstruosités montrent à quel point elles avaient soufferts. On les avait passées
par la frontière sans toutefois les déclarer à la douane. Cela reste aussi valable pour les boîtes
à tabac. Notre lieutenant en profita pour s'allumer un gros cigare ! Il s'enquerra ensuite près de
personnes résidant dans le coin. Il aboutit dans un bar où le maquereau Robert lui présenta
la rousse. Malheureusement pour lui, elle ne savait que dal sur ce drame horrible.
Alors, il orienta tout naturellement ses recherches vers ces fameuses boîtes à tabac.
Ne serait-ce pas encore un problème lié au trafic de drogues se demanda-t-il ?
Toujours est-il que notre très dévoué lieutenant mena ses investigations dans ce sens.
Un indic, venu bien à propos, lui renseigna le nom d'une femme, qui à l'époque et lorsqu'elle tua
le temps, allait régulièrement s'approvisionner en ‘marchandises’ chez Mauve Guy. Ce bonhomme,
un dealer, avait bénéficié de l'appui de toute la communauté pour rester en liberté.
Eh oui, quel monde n'est-ce pas ! Mais parlons un peu de cette femme étrange, à l'accent bizarre.
Elle se prénomme Trémilliaire Rose et se prêta, non sans difficulté, aux exigences de l'enquête,
c'est-à-dire de répondre à toutes les questions, même les plus personnelles voire indiscrètes
pour tenter d'avancer un peu plus loin dans cette énigme. Notre beau lieutenant espérait tirer
sur son cigare mais il n'osait point, par peur de l'incommoder. Allait-il quand même tirer
profit de cette jeune et jolie femme pour enfin disposer d'éléments neufs !
Elle raconta tout car elle n'en pouvait plus de supporter les pressions exercées sur elle.
Il y a deux ans de cela, disait-elle, suite à un concours de beauté, je me suis retrouvée en finale avec
des filles de différents pays. Je me souviens. Il y avait une Belge, trois Italiennes, une Allemande et
deux Hollandaises (les revoilà !). Pourtant plébiscitée sur tous les préliminaires, j'ai dû m'incliner
d'extrême justesse suite aux graves et scandaleuses magouilles de ces soi-disant membres du jury,
ce qui a provoqué, chez moi, un profond dégoût, une vive amertume, une haine. Alors, pour tuer
le temps, je me suis adonnée, à nouveau, aux plaisirs de la drogue. On n'a plus jamais reparlé de
ces deux malhonnêtes Hollandaises qui avaient remporté le concours, je les ai simplement mises
à l'écart loin de mes pensées en jouant, avec des amies, de la musique. Je passais de la guitare
au violon. Les jours défilaient dans ma tête et il était devenu impossible de vivre avec ces deux
instruments. Ca devenait même des instruments de torture. Nous étions, comme certaines gens,
prisonnières. J'ai donc décidé de passer à l'acte pour arrêter cette hémorragie. Malheureusement
la vie nous réserve parfois de mauvaises surprises. Tout ce que j'entreprenais de formidable
avec Guy, ça à foiré du jour au lendemain. Pourquoi ? Les hommes quand même ! Il me faisait trop
de peine. Combien de fois m'avait-il invité chez lui, et en soirée, pour s'amuser, pour rire et
chanter. Ce cinéma à duré quelque cinq mois, après quoi il a bien fallu que je me résolve à le
séduire car il me plaisait à tous les points de vue. Si je voulais en placer une, il me fallait le
faire taire, lui aussi. Voilà très chers lecteurs, que pensez-vous de notre petit texte sympa ?
A la relecture, une ligne sur deux et en commençant par la première, vous saurez tout de l'histoire.
Il faut toujours lire entre les lignes ! Poisson d'avril et sans rancune !




Lecameleon      

 


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