LES GROSSES LÉGUMES


Érigé sur un terrain saillant, sur une ÉMINENCE quoi, le Taj Mahal nous fascina par sa GRANDEUR, SA GRÂCE.
Domaine inviolé ou presque, eux, ces personnes aristocratiques en avait décidé autrement.
Ils étaient à l'HONNEUR en ce jour de carnaval et PREUX de gens pouvait se targuer d'avoir goûté aux plaisirs des sens à l'intérieur de ce fabuleux mausolée.
Moi, j'étais de leur compagnie, on m'avait aussi convié à jouer dans LA COUR des grands, même s'ils étaient tous de petites tailles !
Flanqué de tous ces GROS BONNETS j'avais l'air bête avec ma casquette !
Il n'y avait aucune femme mais juste une bonne dizaine DOM dont : LORD Hinateur, le COMTE Harbour, SIR Hano, MAÎTRE Honome, DUC Harton… tous sortis de l'école avec, paraît-il, un prix d'EXCELLENCE.
Nous savourions des petits PRINCE en admirant ce chef-d’œuvre et en attendant notre amphitryon du jour : le CHAH Rabiah.
Il était manchot et son garde du corps (ou son bras droit comme il vous plaira), lui était toujours d'un grand secours.
A son arrivée, ce fut la confusion totale.
Marre de ce pandémonium, je lançai à mon ami : ‘BARON-nous, j'ai horreur de cette cavalcade’.


DOCTEUR ès…piègle



Quelle chance vous avez d'avoir la PRIMEUR de ce texte, vous mes amis de longue date.

Une fois de plus, et comme tous les matins, je l'ASSAISONNAI fermement.
Mais laisSE CAROLE tranquille espèce de CORNICHON, lui criais-je d'un ton furibard. Ce ne sont pas tes OIGNONS avais-je cru comprendre.
Michel avait du goût, il avait tiré la FÈVE.
Allez, range-moi tes SIX BOULES de pétanque et prépare toi, nous allons partir.
En effet, ce jour-là, nous avions eu la bonne idée de nous rendre chez notre cousine BETTE, à Fleurus, pour un événement qui n'a lieu qu’une fois l’an.
Bien décidés donc, nous embarquâmes tout notre barda et partîmes le cœur joyeux. Dans l'empressement, j'en oubliai même mes LENTILLES. Et, de plus, comme si cela ne suffisait pas à mon malheur il y a cette pluie qui ASPERGE l'auto.
Dans cette purée de POIS nous nous perdîmes en chemin. Pouah !
Fort heureusement pour nous, un moine poil de CAROTTE tout de long vêtu et qui PELAIT de froid accepta de nous renseigner quant à la direction à suivre. Tout tremblotant il se présenta comme le PÈRE SIL.
A vrai dire, nous n'en avions que faire de son nom, seule la RUE TABAGA nous intéressait.
Finalement, avec de grands gestes il nous expliqua le chemin à prendre. C'était bête comme CHOU.
En moins de dix minutes nous arrivâmes chez notre cousine BETTE qui, elle, faisait le POIREAU depuis deux heures déjà.
Le père ne nous avait pas raconté de SALADES.
BETTE était folle de joie de nous revoir.
Nous lui souhaitâmes un très bon anniversaire. Quatre vingts printemps dites donc !
Après avoir ôté nos impers et mon chapeau MELON nous vînmes nous asseoir dans le living. Un film passait à la télévision, un vrai NAVET. Je me permis de zapper pour tomber sur Édith CRESSON qui ne s'était pas encore mise au vert. Étonnant !
Je dénichai dans le presse-papiers ou le CERFEUIL la revue tv popoche que peu de gens connaissent. Quel dommage !
En le DÉCORTIQUANT seule une aventure d'Arsène LUPIN paraissait consistante à cette heure de la journée.
BETTE qui s'était absentée depuis un bon moment refit son apparition.
Que MIJOTAIT-elle dans la cuisine ?
Elle nous proposa quelques boissons, ce que nous acceptions volontiers.
Nous avions le choix entre : eau, TOMATE, bière ET PINARD.
Nous restâmes une bonne heure dans le living après quoi nous passâmes à table dans la petite salle à manger. Un gros plat de risotto accommodé de pain français découpé en menus morceaux nous attendaient.
Notre stupéfaction fut énorme de par l'abondance de ce qu'il y avait là. Évidemment cela semblait délicieux. Avec un grand appétit, nous commençâmes les hostilités. Nous bâfrions jusqu'à saturation.
En fin de repas, BETTE en arriva à parler d'OSEILLE et ça ne manquait pas de PIMENT.
Nous, nous trémoussions à l'idée de savoir que nous n'avions pas un RADIS.
On acheva, tant bien que mal, à vider ce plat énorme. C'était la fin des HARICOTS et le début de la lassitude.
Moi, je filai aussitôt aux toilettes. J'avais une douleur… CUISANTE à l'estomac. C'EST LE RIZ probablement. AIL, AIL, AIL ça fait mal.

Si je peux me permettre, voici un bon conseil pour les gourmands.
Lorsque vous avez, devant vous, un repas d'une haute teneur en calories, pourquoi ne pas adopter la technique des repasseurs et des pêcheurs, c'est-à-dire faire des repas sages et surveiller sa ligne.






Lecameleon

 


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